À Eyragues comme dans le reste des Bouches-du-Rhône (13), l'état d'isolation du logement pèse directement sur le choix d'une pompe à chaleur air-eau. Cette technologie reste minoritaire face à la pompe à chaleur air-air, quatre fois plus répandue, mais elle est aussi plus puissante : les pompes à chaleur air-eau produisent 39 % de la chaleur renouvelable issue des pompes à chaleur en France, soit 23,1 TWh en 2024 (SDES, chiffres clés des énergies renouvelables 2025). Or sans bilan thermique précis, un logement mal isolé, situation courante dans le bâti ancien ou certains mas peu rénovés autour d'Eyragues, conduit facilement à sous-dimensionner l'appareil : le coefficient de performance moyen d'une pompe à chaleur air-eau, généralement compris entre 3 et 4 en mode chauffage, chute alors nettement dès les premiers froids. Le dimensionnement se calcule donc sur les déperditions réelles du bâtiment (murs, toiture, menuiseries), jamais sur une simple règle de mètres carrés. Cette exigence rejoint aussi une obligation réglementaire européenne d'écoconception, qui impose une efficacité énergétique saisonnière minimale à tout appareil vendu, sans laisser ce critère au hasard du fabricant ou de l'installateur. C'est également ce bilan qui permet d'anticiper le besoin éventuel de travaux d'isolation complémentaires avant la pose.